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Mon Mont-blanc

Préambule, à l’origine, cet article suit la trilogie ici, et , qui permettra de mieux comprendre le tout.

Autant vous prévenir tout de suite, si un possessif est utilisé dans le titre, c’est pour une bonne raison. Je vais vous parler de « Mon » Mont-blanc, de la façon dont « Je » l’ai vécu. Nous étions quatre, mais il y a certaines choses que l’on ne partage pas, que l’on vit seul, et voilà ce que je tente de vous retranscrire ici.

L’ascension du plus haut sommet d’Europe était un rêve que je caressais depuis longtemps, mais jusqu’à il y a un peu plus de trois mois, je n’avais pas encore osé me lancer. Depuis le départ du projet, celui-ci a pris de plus en plus de place dans mon esprit et mon quotidien, que ce soit avec les entraînements (running, squash, natation, foot et même course de côtes…), la préparation de l’expédition ou encore les recherches de sponsors.

Les derniers jours, je n’ai plus pensé qu’à ça, et à cette envie de me dépasser pour arriver au sommet, ce besoin de faire taire ceux qui ne croyait pas en moi, tout en ayant cette petite angoisse omniprésente de l’échec.

Mb_1Je vis la première étape plutôt sereinement, quelque peu inquiet pour Fred mais confiant à la vue de l’aisance affichée par Valentin et Christophe. Ravi d’être ici, j’apprécie les paysages splendides, tout comme les moments plus fraternels lors des pauses ou dans le refuge. Le silence est d’or, je laisse donc la parole aux experts, nos deux guides, Michel et Auguste. J’écoute avec attention de leurs anecdotes et autres petites histoires sur leur passion qui aujourd’hui nous rassemble, la montagne.

Une fois la décision prise de ne pas tenter l’ascension du Mont-blanc le lendemain, j’avoue que je ressens une petite déception. Nous qui sommes si près du but, il nous faudra encore attendre… Mais peu importe, le lendemain arrive très vite, ne nous laissant pas le temps de réfléchir.

C’est avec un pincement au cœur que nous laissons Fred au refuge. Je me retourne de nombreuses fois durant les premiers mètres, et je l’appellerai ensuite à plusieurs reprises durant l’ascension. A peine le temps de souffler, un nouveau choc nous attend. L’ascension du jour sera beaucoup plus compliquée que la veille, en tous cas techniquement.

Mb1_1Première grosse frayeur durant la traversée du « couloir de la mort », où je vois de loin les arrêts de Valentin et Michel pour éviter les pierres. Un regard vers Christophe, il ne semble pas les avoir vues, je ne dis rien mais je n’en mène pas large. Une fois le couloir traversé, l’ascension est un véritable bonheur, car j’apprécie beaucoup l’escalade. Le plaisir prend le pas sur la difficulté physique ou un potentiel vertige. Tout se passe bien jusqu’au sommet, à peine un léger mal de tête se fait ressentir, mais rien d’alarmant.

Après un potage revigorant au refuge, la phrase d’Auguste fait l’effet d’une bombe. Si tout se passe bien, dans 4 ou 5 heures, nous serons au sommet. L’excitation me gagne, je n’arrive même pas à remettre mon baudrier tellement je suis impatient à l’idée d’aller enfin au sommet.

13h00, c’est le départ. A nouveau encordé avec Christophe, la motivation se lit sur nos visages. En route pour le toit de l’Europe. Je me sens à l’aise, peut-être même un peu trop, mais je photographie tous ces magnifiques paysages, je m’adapte sans problème à notre rythme, je me sens bien.

Mb2_1Petit à petit, Christophe semble marquer le pas, le mal de tête se faisant de plus en plus important. A ce moment-là se déroule un des événements les plus marquants de ces trois jours. Auguste, notre guide, appelle Michel, encordé un peu plus haut avec Valentin. « Dis, tu ne veux pas prendre les deux jeunes ? ». La décision est prise, les cordées vont être modifiées. Chaque pas qui nous rapproche de Valentin et Michel me semble plus dur. Alors qu’Auguste défait le nœud qui nous lie, lui, Christophe et moi, c’est un autre nœud qui se forme de plus en plus dans ma poitrine. Je n’ose pas regarder Christophe, car la situation est difficile. Je me décide finalement, et je l’aperçois les yeux rivés vers le sommet. Lui comme moi sommes arrivés à la même conclusion. Ce changement n’est pas un bon signe pour la suite de son ascension. Seul, il montera à son rythme, mais le cœur n’y est plus. C’est presque le début de la fin… Christophe et Auguste repartent tandis que Michel est encore en train de me rattacher à Valentin et lui.

C’est le cœur lourd que nous rattrapons puis dépassons Auguste et Christophe. Les messages d’encouragements son sincères pour notre camarade, pourvu qu’il arrive à nous suivre. Mais quelques dizaines de minutes plus tard, celui-ci nous annonce sa décision de faire demi-tour. Nous sommes à une cinquantaine de mètres de lui, et nous le voyons entamer sa descente, sans même avoir pu le réconforter… Il faudra attendre le refuge, tard ce soir.

Mb3Nous reprenons l’ascension sans un mot. L’abandon de Christophe est un choc que je ne voulais pas accepter. Après la première journée et cette matinée passée encordée à lui, j’étais persuadé qu’il allait arriver au sommet. Le cerveau en ébullition, je n’arrête pas d’y penser. Ajoutez à cela les effets de l’altitude, je me sens de plus en plus mal. La pause au sommet du Dôme du Goûter est salvatrice. 15 minutes pour manger, boire et respirer. J’écoute et applique les conseils de Michel, adoptant un rythme de respiration lent et profond, mais ça ne va toujours pas mieux…

Une autre cordée nous rejoint, petit intermède dans leur descente. Les guides abordent une fois de plus le sujet de leur collègue disparu la veille. De conjectures en suppositions, ils finissent par se mettre d’accord sur le lieu probable de l’accident, à quelques centaines de mètres au-dessus de nous… Rassurant…

Le départ fut sans doute le passage le plus difficile. Je suis si bien allongé dans la neige. Mais voilà, impossible de faire demi-tour, cela signifierait non seulement mon échec, mais également celui de Valentin et donc de notre projet. C’est impossible, ne serait-ce que vis-à-vis de tous ceux qui nous ont fait confiance. Je me relève, la casquette vissée sur la tête, surmontée par la capuche de mon anorak, réduisant ainsi mon champ de vision au minimum. A partir de là, je ne vois plus qu’une seule chose, les traces de pas de Michel, dans lesquelles je m’évertue à placer les miennes, et cela aussi longtemps qu’il le faudra. Deux heures nous seront encore nécessaires pour atteindre les 4800 mètres, deux heures pendant lesquelles ma conversation est réduite au strict minimum

Mb4Malgré la difficulté, l’arrivée au sommet me procure une joie indescriptible. Cela marque l’aboutissement d’un projet de trois mois, mais également d’un rêve de plusieurs années. Le temps passe, je suis ravi d’être là, le paysage est encore plus beau que ce que j’imaginais, j’ai la chance de partager ce moment avec Valentin et avec mes proches, puisqu’il est possible de téléphoner depuis le sommet. Je suis ensuite ravi de permettre à Valentin de partager à son tour ces moments avec sa belle…

Partis tard, nous sommes donc les seuls au sommet. A l’heure où d’autres mangent dans les refuges, nous profitons de la vue et de cette magnifique journée comme il n’y en a que très peu dans l’année (dixit : les guides).

Vient l’heure de la descente. Mon ascension difficile me vaut l’honneur de donner le rythme de la descente. Plus le temps passe, plus la respiration devient facile, et mieux je me sens. J’impose un bon rythme, au point de fatiguer Valentin et Michel. Nous nous accordons quelques pauses réparatrices, parfois très longues, puisque l’une d’elle dure plus de 20 minutes. Ces pauses retardent notre arrivée au refuge, mais peu importe, car nous savourons tous ces moments, parlant des uns et des autres, nous découvrant mutuellement, tout en jouissant d’une vue splendide sur les montagnes, la vallée et le soleil couchant.

Mb5Tel un enfant devant son nouveau jouet, le sourire n’a plus quitté mon visage depuis le sommet. Les retrouvailles sont chaleureuses avec Christophe et Auguste, qui nous ont gentiment fait mettre de côté de quoi nous restaurer à cette heure tardive. Des étoiles plein les yeux, nous tâchons de faire partager notre expérience à Christophe, qui semble avoir très bien pris son échec. Ce n’est d’ailleurs pas vraiment un échec pour lui, car il a beaucoup appris avec ce projet, et il repartira encore plus fort.

Arrive enfin l’heure d’aller se coucher. Physiquement, je suis vidé, mais je n’arrive pas à dormir tout de suite, trop heureux d’être arrivé au sommet. Les images de cette ascension me reviennent sans cesse à l’esprit. Aujourd’hui encore, je ne peux m’empêcher d’y penser avant de m’endormir. Certains trouveront peut-être ça stupide ou puéril, mais je suis fier d’y être arrivé, je suis heureux d’avoir pu partager ça avec trois personnes formidables, que j’ai vraiment découvertes durant ce séjour, et je n’aspire qu’à une seule chose maintenant, repartir…

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