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Total et le procès de l’Erika

Depuis le 12 février dernier, le procès de l’Erika a de nouveau été ouvert. Certains d’entre vous le savent, je travaille depuis quelques temps au sein d’un grand groupe pétrolier impliqué dans ce procès. Même si je bosse dans la division des sports mécaniques, relativement éloignée des activités terrains « classiques » d’un pétrolier, j’en ai entendu des vertes et des pas mûres à ce sujet, et les insultes pleuvent régulièrement.

J’avoue que d’entendre de la bouche de proches que je devrai avoir honte de travailler chez des pollueurs, ça me fait quelque chose, même si je ne le perçoit pas de cette manière. L’ouverture de ce procès, et surtout ses conclusions prévues pour le 13 juin 2007, vont de nouveau faire parler de l’entreprise, et certainement pas en bien. Les écologistes de tous bords vont se réveiller, et qui sait ce dont ils sont capables. J’avoue que je n’aimerai pas être président du groupe en ce moment… (Cela dit, je ne serai probablement plus dans le groupe à ce moment-là…)

Si j’écris ce très long billet, ce n’est pas pour vous entendre dire « Total c’est bien » ou « Total c’est mal », mais c’est juste pour vous faire part des faits, de la façon la plus objective possible. Je tiens à préciser aussi que, oui, je suis horrifié de ce qui s’est passé, et qu’il est inadmissible de polluer 400 km de côtes, et tous les animaux rencontrés par la marée noire. On peut travailler chez Total et désapprouver ce qui est arrivé, c’est le cas de tous les salariés que je connais. Si l’entreprise a peut-être (sans doute) une responsabilité dans cette catastrophe, je pense qu’il y a un certain nombre de faits à prendre en compte pour comprendre les enjeux du procès. Vous trouverez dans la suite de ce billet les informations communiquées par le groupe à cette adresse. A vous d’y lire ce qui vous intéresse.

Depuis le 12 février dernier, le procès de l’Erika a de nouveau été ouvert. Certains d’entre vous le savent, je travaille depuis quelques temps au sein d’un grand groupe pétrolier impliqué dans ce procès. Même si je bosse dans la division des sports mécaniques, relativement éloignée des activités terrains « classiques » d’un pétrolier, j’en ai entendu des vertes et des pas mûres à ce sujet, et les insultes pleuvent régulièrement.

J’avoue que d’entendre de la bouche de proches que je devrai avoir honte de travailler chez des pollueurs, ça me fait quelque chose, même si je ne le perçoit pas de cette manière. L’ouverture de ce procès, et surtout ses conclusions prévues pour le 13 juin 2007, vont de nouveau faire parler de l’entreprise, et certainement pas en bien. Les écologistes de tous bords vont se réveiller, et qui sait ce dont ils sont capables. J’avoue que je n’aimerai pas être président du groupe en ce moment… (Cela dit, je ne serai probablement plus dans le groupe à ce moment-là…)

Si j’écris ce très long billet, ce n’est pas pour vous entendre dire « Total c’est bien » ou « Total c’est mal », mais c’est juste pour vous faire part des faits, de la façon la plus objective possible. Je tiens à préciser aussi que, oui, je suis horrifié de ce qui s’est passé, et qu’il est inadmissible de polluer 400 km de côtes, et tous les animaux rencontrés par la marée noire. On peut travailler chez Total et désapprouver ce qui est arrivé, c’est le cas de tous les salariés que je connais. Si l’entreprise a peut-être (sans doute) une responsabilité dans cette catastrophe, je pense qu’il y a un certain nombre de faits à prendre en compte pour comprendre les enjeux du procès.

Rappel des faits

  • Le 12 décembre 1999, par une mer de force 8/9, le pétrolier Erika se casse en deux à 60 km au sud de la pointe de Penmarc’h. Les 26 membres de l’équipage sont héliportés par la Marine nationale.
  • L’Erika transportait du fioul lourd n°2, troisième produit pétrolier utilisé après l’essence et le gazole, un combustible destiné à la compagnie nationale italienne ENEL pour produire de l’électricité.
  • Total a choisi d’affréter l’Erika, de bonne foi, sur la base de documents (certification de navigabilité renouvelée en 1999) délivrés par le RINA, membre de l’International Association of Classification Societies (IACS), qui regroupe les dix principales sociétés de classification dans le monde. L’Erika disposait d’une très bonne notation attribuée par les inspecteurs des ports d’escale. En 1999, l’Erika était accepté et affrété par plusieurs grandes compagnies pétrolières.
  • Le naufrage a été causé par la conjonction du mauvais temps et de la forte corrosion des structures du navire, cachée aux yeux des affréteurs.
  • Les expertises judiciaires ont démontré par la suite que l’état réel des structures du navire ne correspondait pas à la certification établie par le RINA.

Le Bateau

L’Erika était un navire certifié par la société de classification RINA (Registro Italiano Navale). L’ensemble des rapports disponibles montrait un navire en bon état dont la dernière grande visite technique était récente. En août 1998, le navire a fait l’objet d’une grande visite quinquennale (ESP). Il est sorti des chantiers remis en bon état de navigation et a été certifié par la société de classification le RINA. En 1999, le RINA a renouvelé les certificats de navigabilité.

Au moment des faits l’Erika avait un « target factor » de 12, soit une excellente notation attribuée aux navires de qualité (le meilleur target factor est 0 ; les bateaux en mauvais état ont un target factor d’au moins 50). Ce navire possédait tous les certificats statutaires (soit 14 certificats) délivrés par l’autorité du pavillon et possédait tous ses certificats de classe. Total les demandait systématiquement pour les bateaux de plus de vingt ans. Total avait demandé et reçu de l’armateur une attestation du RINA garantissant l’intégrité de la structure.

Le Trajet de l’Erika

Trajet de l'Erika

Les Conséquences de la Marée Noire

La marée noire a touché 400 km de côtes du Finistère à la Charente-Maritime. À partir du 24 décembre et dans les jours qui ont suivi, les nappes d’hydrocarbures ont touché la côte. Le fioul, mélangé à l’eau de mer, amalgamé avec le sable, les pierres et autres matériaux a constitué près de 270 000 tonnes de déchets, qui ont été rassemblés sur des sites de stockage sécurisés près de la raffinerie de Donges, où ils ont été traités.

Sur les 30 884 tonnes de la cargaison :

  • environ 11 000 tonnes demeurées dans les épaves ont été pompées,
  • environ 10 000 tonnes ont été récupérées lors du traitement des déchets,
  • 1 000 tonnes ont été récupérées à la surface de la mer avant qu’elles n’atteignent la côte,
  • le reste s’est en majorité biodégradé en mer et sur la côte.

Les Actions menées par Total

Le 12 décembre 1999, lorsque l’Erika se brise en deux au large des côtes bretonnes, l’ensemble de l’équipage est secouru par le CROSS (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage) et en parallèle le plan Polmar Mer est déclenché par le préfet maritime de l’Atlantique pour organiser la lutte antipollution. Immédiatement, Total met en place une cellule de crise afin d’apporter son concours aux autorités chargées de la gestion des suites du sinistre et de mobiliser tous les savoir-faire pour venir en aide aux parties concernées.

Dans les jours et les semaines qui suivent, une marée noire consécutive à ce naufrage frappe le littoral atlantique français. Pour y faire face, Total crée une équipe projet appelée Mission Littoral Atlantique (MLA). Concrètement, son action s’est principalement concentrée sur les domaines où l’expertise du Groupe était la plus efficace :

Dotée d’un budget de l’ordre de 200 millions d’euros, la MLA a mobilisé jusqu’à 800 personnes sur les différents chantiers. Simultanément, la direction des transports maritimes de Total a renforcé sa coopération avec les divers acteurs du transport maritime et les autorités européennes afin de faire évoluer la législation sur la sécurité du transport des produits pétroliers. En parallèle, le Groupe a durci ses propres critères de sélection des navires.

Le Procès

Après le naufrage de l’Erika, plusieurs actions judiciaires ont été menées simultanément, parmi lesquelles :

  • dès le 17 décembre 1999, à la demande de Total, le tribunal de commerce de Dunkerque a nommé un collège d’experts judiciaires chargé de déterminer les causes du naufrage.
  • d’autre part, une instruction judiciaire a été ouverte devant le tribunal de grande instance de Paris pour rechercher les responsabilités liées au naufrage. Le procureur de la République ayant communiqué ses réquisitions, par ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris le 1er février 2006, l’instruction judiciaire a été clôturée.
  • 15 personnes physiques et morales sont renvoyées devant le tribunal.

La justice reproche à Total les délits de pollution, d’abstention volontaire de prendre des mesures pour combattre un sinistre et de complicité de mise en danger d’autrui. De son côté, Total estime que les infractions qui lui sont imputées, ainsi qu’à son salarié, sont non fondées, en fait comme en droit.

Les Parties prenantes au procès

  • 15 Personnes renvoyées devant le Tribunal, 7 au titre du « navire », 4 au titre de la « cargaison » et 4 au titre des « secours en mer »
  • 62 parties civiles, dont 10 associations, 29 communes, 3 conseils généraux, 3 conseils régionaux, 3 syndicats, l’Etat, ainsi que 14 autres Comités, Confédérations, Collectifs, etc.
  • 69 témoins, 20 pour le Parquet (accusation), 40 pour les Parties dont 5 pour Total

En savoir plus

La plupart de ces infos sont issues de ce dossier. Si vous avez encore des questions, je vous invite à jeter un oeil sur la FAQ ou le lexique.

5 commentaires sur “Total et le procès de l’Erika”

  1. Patrick 13 fév 2007 at 13:18 #

    Ca c’est de la note…..!!!

  2. Amélie 13 fév 2007 at 14:05 #

    moi ce qui m’a marqué dans cette histoire c’est mes fille slalomant entre les flaques de goudron sur notre plage bretonne estivale… pour le reste j’ai pas de commentaire !
    J’ai une super copine qui bosse chez Total aussi et qui ne cautionne pas neither… c’est la vie

  3. l-tz 13 fév 2007 at 14:36 #

    > Patrick : pas facile d’arriver jusqu’au bout, n’est-ce pas ? ;-)

    > Amélie : je pense qu’on est tous d’accord pour dire que c’est une catastrophe horrible qui ne doit jamais se reproduire. Ce qui me gène un peu plus, c’est d’entendre que tout est de la faute de Total (mais je ne dis pas non plus qu’ils n’y sont pour rien…)

  4. Patrick 13 fév 2007 at 17:13 #

    Fallait faire te lancer dans les RP….;-)

  5. Dan 13 fév 2007 at 19:18 #

    analyse juste ; c’est vrai les dégats sont énormes, seuls les gens directement touchées en prenne la mesure…

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