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La cérémonie d’ouverture, de l’intérieur – épisode 2

Voici cette fois le compte-rendu de mon expérience durant ces deux jours. Autant vous prévenir tout de suite, c’est long, même très long, donc je vous en déconseille la lecture si vous n’avez pas quelques minutes devant vous. Par contre, si vous choisissez de tout lire, vous comprendrez mieux pourquoi je suis très content d’avoir participé à cette cérémonie !

Jour 1 :

On arrive à 13 heures au Stade Max Rousié pour les premiers entraînements. On reçoit notre accréditation, puis on regarde les danseurs professionnels qui s’exercent sur la pelouse. Vu d’ici, ça semble un peu désordonné, mais c’est sûrement normal, car après tout, je n’y connais rien.

On se rend sur le terrain annexe, pour découvrir à quoi ressemblent les machines que l’on sera chargé de déplacer durant la cérémonie. Nous devrions être 16 par machines, 14 volontaires, un pilote et un co-pilote payés par l’organisation. Malheureusement, il manque du monde. Nous serons donc 12 au total. Peu importe, on se débrouillera. Les cheveux longs et les nombreux tatouages de nos pilotes sont un peu surprenants au début, mais il s’avère qu’ils sont vraiment très sympas et pas du tout prise de tête, ce qui augure d’une bonne journée.

Chacun prend sa place, je serai juste derrière un pneu, ce qui permet de profiter d’une belle vue tout au long de la cérémonie. Avec mon collègue, on sera justement chargé de la rotation de ces roues, deux fois durant le spectacle. Une petite manœuvre que l’on doit réussir en moins de 6 secondes, et qui s’avère relativement facile. Aucun souci de ce côté-là.

Vers 16 heures, on se dirige vers le stade principal, pour rejoindre les danseurs et commencer les premières répétitions tous ensemble, avant d’être rejoints par les Tambours et les Yamakasi pour le filage, à savoir la réalisation du spectacle dans son ensemble, d’un bout à l’autre. Nos déplacements sont relativement faciles, tout se passe bien. Puis les tambours commencent à jouer. Ça fait un bruit énorme, je n’imaginais pas ça. Surtout vu qu’on est à deux mètres d’eux…

Je trouve que la coordination est brouillonne, qu’on est loin du résultat recherché. On a du mal à voir les mouvements d’ensemble, qui font la force des cérémonies d’ouverture. Ça reste très approximatif, et le final n’est pas du tout au point. Mais visiblement, ça n’inquiète personne, et on s’arrêtera là pour aujourd’hui. Je repars chercher mes affaires, et je discute un peu avec un des danseurs professionnels. Il hésite à parler au début, puis se lâche. Il confirme que c’est le bordel, se plaint des personnes qui dirigent, m’expliquent qu’elles n’y connaissent rien, qu’ils sont mal payés pour un spectacle comme celui-ci (450 euros la semaine), qu’ils sont à la bourre, etc. Bref, il est pas content, mais c’est pas grave, on se retrouve demain !

Jour 2 – le matin :

Rendez-vous à 7h30 du matin, au stade annexe du Stade de France, un petit terrain en contrebas où sera située la base logistique des participants à la cérémonie d’ouverture. On récupère la nouvelle accréditation pour la journée, avant de se diriger progressivement vers les vestiaires. Et là, on découvre enfin nos costumes, qui sont… un peu… ridicules ! Même carrément ridicules. Mais bon, on sera 400 comme ça, donc ça va aller pour cette fois…

Progressivement, tout le monde se change, et se prépare à rejoindre le Stade de France. Passage devant les stadiers, qui nous fouillent, avant de se rendre dans les couloirs du stade. On découvre l’envers du décor, avec 5 minutes de marche dans les couloirs avant d’atteindre la coursive par laquelle on entrera pour la cérémonie. On entre lentement sur la pelouse du Stade de France. Même vide, il reste impressionnant. Je marche sur la pelouse, je m’assois, je m’allonge, je vais au centre du terrain pour voir l’effet que ça fait, bref, je m’éclate comme un gamin.

Vient l’heure de répéter le final. Mon rôle lors de cette cérémonie était relativement modeste, et je n’ai pas pris part au final, je m’occupais d’une machine qui stationnait près du public lors des dernières minutes. Je ne suis donc pas concerné par les répétitions en cours, et j’en profite pour continuer mes visites du Stade. J’arrive devant le couloir d’entrée des joueurs, et j’y pénètre. Tant qu’on ne me dit pas que c’est interdit, j’en profite. J’arrive devant le vestiaire de l’équipe de France, que je visite entièrement. Je revois dans ma tête les images du reportage « Les Yeux dans les Bleus », j’imagine Zidane, assis à ma droite. Bref, j’ai des étoiles plein les yeux, et c’est tant mieux.

Puis vient l’heure de regagner ma place, pour la répétition générale. Tout le monde se met en place. Les costumes de Jean-Charles de Castelbajac font leur effet, le jeu de couleurs se met en place et promet encore plus pour le soir, une fois que le public sera présent. Cette dernière répétition ne se passe pas trop mal. Il y a toujours des approximations, mais on commence presque à voir des mouvements d’ensemble. La caméra située au-dessus de la pelouse offre par moment de très belles images, retransmises en direct sur les écrans géants.

La répétition se termine, il est 12h30, on est libre pour l’après-midi, pendant que les danseurs continuent de s’entrainer. Avant de partir, on en profite pour aller voir les « joueurs emblématiques » qui ont participé à la répétition générale. Je ne suis pas un grand fan de rugby, mais je reconnais Diego Dominguez, l’ancien joueur du Stade Français, ainsi que John Eales, capitaine de l’équipe d’Australie championne du monde en 1999. Ils sont super décontractés et discutent gentiment avec nous sur le chemin du retour.

Jour 2 – l’après-midi :

Après une petite pause, retour au stade annexe vers 17 heures. Tous les figurants se rhabillent, attendant l’heure du départ. En passant à côté des organisateurs, j’entends l’un deux expliquer que les « joueurs de légende » vont arriver pour les dernières mises au point de la cérémonie. Je garde ma caméra près de moi, il y a de grande chance qu’elle serve un peu plus tôt que prévu. Et c’est le cas 10 minutes après, avec l’arrivée de 18 des 20 joueurs attendus, ne manquent que Jonah Lomu et Jean-Pierre Rives. Dommage…

Ils écoutent les consignes avec attention et se prêtent à une petite répétition. Pendant ce temps-là, c’est là cohue, car la star néo-zélandaise arrive dans le stade. Concentré, lui aussi s’applique pour la répétition. Une des organisatrices s’approche de son agent, pour lui demander si Jonah Lomu accepterait de serrer la main aux volontaires. Celui-ci dit oui, et instantanément, tout le monde s’aligne pour faciliter le travail du géant des All Blacks.

Et là, c’est la très grande surprise. Jonah Lomu est hyper sympa et accessible. Il accepte les photos avec le sourire, serre les mains de tout le monde, chaleureusement. Puis ça devient magique, car il est ensuite imité par les 18 autres « joueurs emblématiques », parmi lesquels, en plus de ceux déjà cités, Gareth Edwards, Cireli Bobo, Hugo Porta ou encore Keith Wood. Bref, un très grand moment, juste avant le départ pour le Stade de France prévu à 18h30.

La cérémonie d’ouverture :

Il est 19 heures, on entre dans le stade qui se remplit peu à peu. Notre boulot pour l’heure à venir sera de monter puis descendre un chef d’orchestre qui sera chargé d’apprendre un certain nombre de gestes au public. On est stationné au meilleur endroit possible, juste à droite de la tribune présidentielle, à vingt mètres de la sortie des joueurs, et juste en face de la tribune des femmes de joueurs (détail qui aura son importance un peu plus tard).

Les joueurs arrivent progressivement sur le terrain pour s’échauffer, on profite du spectacle pendant que le public prend place dans le stade. On voit passer les argentins à quelques mètres de nous, tandis que les français sont légèrement plus loin, mais on reconnaît facilement les stars du moment, les Chabal, Dominici, Martin, Pelous ou encore Michalak et Heymans. Puis, les joueurs qui n’ont pas été retenus pour le match arrivent également, et viennent saluer leurs compagnes. C’est ainsi Lionel Nallet qui vient le premier, et qui gentiment vient nous serrer la main et nous dire quelques mots, avant que l’on interpelle Clément Poitrenaud, qui est lui aussi venu se moquer de nos costumes quelques instants.

Vers 20h15, le stade est maintenant bien rempli, la cérémonie va commencer. On commence à déplacer la machine, pour se mettre en place. Les tambours entament le show, avant que la Patrouille de France ne donne le top définitif. Pour nous, il reste 4 minutes avant le prochain déplacement, alors on se détend, on se raconte des blagues, on filme, bref, l’ambiance est bien détendue. Puis vient l’heure de bouger, c’est parti. Tout se passe bien, on est au milieu du Stade de France, pour une cérémonie diffusée dans une quarantaine de pays, bref, l’instant est unique.

Tout s’est bien passé, on regagne ensuite notre place initiale, face aux spectateurs, puis on profite des dernières minutes du show, en spectateurs privilégiés au bord de la pelouse. Une fois le show terminé, on s’occupe de sortir les machines du stade, on est applaudi par le public, ce qui fait un effet incroyable. On salue les gens comme si on était des grandes stars, tout en balançant des vannes parce qu’on est conscient d’être ridicules dans nos costumes, bref, tout se passe bien. La soirée se termine au stade annexe, devant un écran géant et un excellent buffet.

Feed-back post cérémonie :

J’ai vu par la suite la cérémonie à la télévision, et je ne peux que déplorer la façon dont elle a été filmée. Déjà que le show n’était pas être au top, la réalisation était plus que lamentable. Je vous assure que les images diffusées lors de la générale étaient bien plus belles que toutes celles qui ont pu être vues sur TF1. Avec le recul, je pense que la cérémonie dans son ensemble n’était pas à la hauteur d’une cérémonie d’ouverture d’un grand événement comme la Coupe du Monde de Rugby, et les images n’ont pu que décevoir toutes les attentes des spectateurs. C’est dommage.

Par contre, je ne regrette pas un seul instant d’avoir vécu cette expérience et d’avoir pris des congés pour cela. Au-delà des rencontres que j’ai pu faire avec des joueurs, j’ai beaucoup apprécié de vivre l’envers du décor. De participer à ce spectacle qui a été vu par tant de monde, même si ma propre participation a été plus qu’insignifiante. J’ai pu découvrir le Stade de France comme jamais plus je n’en aurais l’occasion, et j’en suis ravi. Bref, un bilan extrêmement positif de ces deux jours…

Quand est-ce qu’on recommence ?

4 commentaires sur “La cérémonie d’ouverture, de l’intérieur – épisode 2”

  1. Denis 9 sept 2007 at 19:36 #

    C’est une belle expérience en tout cas, par contre j’éi pas très bien compris ton rôle car j’ai loupé la cérémonie d’ouverture. (je lisait des histoires à ma fille).

  2. l-tz 9 sept 2007 at 21:17 #

    > Denis : en fait, je m’occupai de déplacer une des 10 machines qui faisaient partie de la cérémonie. C’étaient des gros engins métalliques de 850 kilos, que nous nous occupions de pousser afin de les faire traverser le terrain. Voilà !

  3. zelong 10 sept 2007 at 6:10 #

    Je ne peux qu’être d’accord avec toi sur ton feed-back de la cérémonie. C’est bien dommage, mais le grand spectacle du rugby reste a venir, les bleus étant souvent meilleurs après la pression d’une défaite ;-)

  4. jbp 12 sept 2007 at 17:27 #

    d’accord avec toi concernant la réalisation sur TF1. Faire des plans serrés poru ce genre d’évènements, c’est comme filmer les narines d’une personne que l’on interview. La suite sur TF1 reste de toute façon dans la même veine : discours de neu-neu (un peu comme si lors d’un match de foot-ball, on précisait que lorsque la balle sort du terrain, il s’agit pour le joueur de la remettre en jeu avec ses mains qui est le seul moment autorisé où un joueur peut prendre le ballon avec ses mains, car autrement il ne doit se débrouiller qu’avec ses pieds…). J’ai bien essayer de mettre la radio comme fond sonore, mais le décalage du satellite rendait la retransmission bizarre : on m’annonçait les actions 2 secondes avant qu’elles n’apparaissent sur mon écran. Tant pis, on va supporter TF1… en espérant que la course au fric va s’arrêter et que le rugby restera un sport d’initiés.

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