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Mon Mont Ventoux… (1/2)

Vendredi dernier, 20 heures, la pression monte… C’est l’heure de partir à la gare, la dernière ligne droite avant l’ascension du Mont Ventoux programmée pour le lendemain matin. Le voyage est long, impossible de dormir. On arrive à Marseille, une heure moins le quart du matin, on se retrouve à deux à descendre la canebière pour rejoindre le vieux-port puis l’hôtel pour la nuit. Un troisième pote nous rejoint vers 1h15, on discute, contents de se retrouver. Le stress est partagé visiblement, mais le plaisir aussi. On compare nos tenues, on pronostique les résultats du lendemain, impossible de dormir avant 3h du mat

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Du coup, le réveil du lendemain à 6h30 est un peu difficile. On prend la route direction Bédoin à 7 heures du matin, pour arriver au pied du Mont Ventoux vers 9h… Récupération des vélos. Au départ, je pensais prendre des pédales automatiques, mais finalement, n’ayant pas pu en tester avant, je suis resté sur des pédales classiques. Puis, une petite dizaine de minutes afin de fixer la caméra sur le vélo. Avec un peu de chance et un peu de montage, je vous montrerai quelques images un peu plus tard. Mais seulement quelques unes, car je l’ai fixée un peu haute, et les images ne sont pas géniales…

9h30, nous voilà prêts ! 15 coureurs, quasiment tous déguisés, et un directeur sportif en voiture, à la marche arrière exceptionnelle… Le rythme est lent pour le départ, chacun a en tête les conseils de certains amis plus expérimentés, où il ne faut pas partir trop vite… Quelques écarts se créent, les meilleurs partent devant, et petit à petit, chacun trouve son rythme. Je commence un peu vite, je me sens bien et je trouve le début « facile ». Oui, la pente n’est qu’à 5-6%, ce n’est rien comparé à ce qui nous attends.

J’ai avec moi une bouteille d’eau et deux gels énergétiques histoire de me mettre un coup de boost dans la montée. Les minutes passent, on mouline (presque) tous sur les plus petites vitesses, pour ne pas trop se fatiguer au départ. La forêt arrive, on sait qu’à partir de maintenant, ce sera dix kilomètres à 9% de moyenne, avec un passage à 12,5% !! En attendant, on avance, tranquillement, on discute un petit peu quand la roue arrière d’un de mes potes crève… Je le regarde et il me dit de continuer. Je le plains. Forcé de mettre pied à terre par KO technique. Un petit défi qui s’envole pour lui je pense… Il mettra finalement près d’une demie-heure à réparer avant de crever une deuxième fois à quelques centaines de mètres du sommet… Je me dis que j’ai de la chance, que je ne veux pas mettre pied à terre !

La route continue, la première vraie difficulté arrive. J’ai soif, mais c’est difficile de trouver un passage laissant un peu de répit pour boire. Quant à prendre le gel énergétique, je n’y pense même pas pour le moment. Les jambes commencent à faire un mal, et on est à peine à 10km du départ (soit 12 km de l’arrivée…). L’ascension s’annonce très longue, sans compter que ça fait déjà quelques kilomètres que je suis tout seul, avec des coureurs devant et derrière…

La forêt est longue, les jambes sont lourdes. Je n’attends qu’une chose, c’est d’arriver au Chalet Reynard, à 16 km du départ. On sait que ce passage nous laissera un peu de répit avant le final, et qu’il marque la fin de la première grosse difficulté. Ce qui est génial, sur cette montée, c’est que tout le monde a le sourire, tout le monde se parle. Je dépasse quelques coureurs, on échange quelques mots. Je me fais dépasser par quelques cyclistes, qui ont tous un petit mot d’encouragement. L’un d’entre eux reste à ma hauteur quelques minutes, on discute. On parle de notre défi, de nos tenues cyclistes. Il me dit que c’est un beau challenge, que la plus grosse partie est terminée, que le chalet arrive d’ici 2-3 km, mais que je devrai y arriver. ça me rassure un peu, je continue à mon rythme, tout va bien…

Je sais qu’il y a 7 de mes potes devant moi, et autant derrière. Je suis content de cette place, moi qui ai pour ambition première d’arriver au sommet, et si possible pas en dernier… Je me retourne, je vois Alex. Il est entre 100 et 200 mètres derrière moi depuis 2-3 km, je le sens. Je ne veux pas me faire rattraper, donc j’insiste. Jusqu’au moment où, le vide. Le coup de moins bien. Les pédales résistent plus, j’ai du mal à appuyer. Il me rattrape, me dépasse. J’essaye de m’accrocher, et je comprends enfin un truc qui me perturbait depuis quelques temps. Quand je regardais le Tour de France, je me demandais toujours pourquoi le mec qui se fait rattraper n’arrive pas à prendre la roue de celui qui le dépasse. ça ne doit pas être si difficile… Et bien en fait, si ! Autant vous dire que, même si on n’allait pas très vite, impossible pour moi de changer de rythme, je reste coincé et avance lentement… Me voilà 9ème dans cette montée, à 8 km du sommet…

A suivre…


Oui, ce titre est une vieille dédicace

PS : Bon anniversaire papa !

7 commentaires sur “Mon Mont Ventoux… (1/2)”

  1. BLI 29 avr 2010 at 7:52 #

    Merci pour ce premier récit, que j’attendais depauis un moment! Des photos, des photos…. Merci pour le 29.

  2. titlap 29 avr 2010 at 8:25 #

    Allez on y croit, plus que 8km !! vas y làààààà (le mec qui a pas compris que tu l’as déjà fini :P ).

  3. Denis 29 avr 2010 at 9:56 #

    Va t’il arriver en haut.. Suspense, en tout cas, bravo !

  4. philippe 29 avr 2010 at 10:50 #

    (re)bravo! on s’y croirait (surtout quand on connait bien le tracé) vivement le replat du chalet :-)
    quel beau sport et quel dommage qu’il soit bousillé par le fléau d’on-sait-quoi…

  5. L-tz 29 avr 2010 at 11:02 #

    > BLI : les photos arrivent bientôt !

    > titlap : je suis à fond, je vais le faire !!!

    > Denis : merci !

    > Philippe : ça sent le coureur expérimenté ! D’accord avec toi pr le beau sport un peu bousillé…

  6. val 29 avr 2010 at 12:02 #

    j’aime toujours autant te lire, vivement la suite, les photos, la vidéo, tu as assuré, bravo !

  7. michel bieville 29 avr 2010 at 18:42 #

    bravo pour ce récit très bien raconté tout les ans je le monte tout les jours pendant 8 jours
    j’y retourne le 8 mai
    je ne peux plus m’en passer
    vivement le fin de l’histoire

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