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Mon Mont Ventoux (2/2)

Nous en étions à 8km du sommet. Alors qu’il était tranquillement en train de me laisser sur place, Alex met la main à sa poche pour récupérer de la compote. Manger. Voilà ce que j’avais oublié et ce qui explique le coup de moins bien. Je l’imite, et ouvre le gel énergétique acheté consciencieusement la veille. Le goût est vraiment mauvais, et la texture, c’est encore pire. Mais il faut manger. Et là, ça vous semblera peut-être difficile à croire, mais l’effet est immédiat. On a l’impression qu’on sent le sucre atteindre les muscles, et que la machine se remet en route. Un bonheur !

La course continue, je vois un autre pote quelques centaines de mètres devant moi. Je me dis que je veux le rattraper, que ce sera mon objectif de la fin d’ascension. A force d’y penser, j’oublie le temps qui passe, j’oublie les kilomètres, et cela défile. Passé le chalet Reynard, on a effectivement deux kilomètres de répit, avec des pentes à 6%. On a l’impression que c’est du plat tellement c’est facile par rapport au reste. J’ai l’impression d’avoir des jambes neuves, je pédale avec entrain, pour rattraper Gaétan devant moi, et pour éviter de me faire rattraper par Jeff que j’aperçois derrière.

A 4-5 kilomètres du sommet, un photographe nous attend, prend 3-4 photos puis court après nous pour nous donner sa carte. C’est sympa, mais à 20 € la photo, on repassera… Je vois Gaétan de plus en plus proche, je vais le rattraper, c’est sûr ! Et juste après le photographe, celui-ci craque. Pris de crampes, il met pied à terre. Je le rattrape, je l’encourage, lui dit de s’accrocher, de prendre ma roue pour qu’on aille au sommet ensemble. Il essaye, mais les crampes sont trop fortes, il restera un peu sur place…

Pendant ce temps-là, on commence à apercevoir de plus en plus précisément le sommet. Et la neige. Jusqu’à 2m de neige par endroit sur les côtés de la route… Je tends le bras, pour le principe. Je touche cette neige et me rafraichi un peu le visage, ça fait un bien fou. Puis, ça redevient difficile. Très difficile. J’ai beau pédaler, j’ai l’impression de faire du surplace. J’avance par à-coups, je zigzague. Impossible d’aller tout droit. Du coup, je tourne, je tourne, je tourne. Jeff me rattrape progressivement. J’essaye de le suivre, je m’accroche. C’est vraiment dur. Le cyclisme est un effort particulier, et je n’étais clairement pas assez préparé à ça… J’ai mal. Envie d’arrêter. Mais pas question. Je veux arriver en haut sans poser le pied à terre. J’y tiens !

Alors je continue. Jeff me parle, m’encourage. ça fait du bien. Il me propose un morceau de barre chocolatée. On attaque la dernière grosse difficulté avec de nouvelles pentes qui dépassent les 10%. ça fait mal. Comme depuis le début de la montée, les kilomètres sont signalés au sol par une ligne blanche en travers de la route. Mais avec la neige, on ne voit pas les bornes kilométriques. Du coup, on ne sait plus. Il reste un ou deux kilomètres ? On interroge deux femmes au bord de la route, elle ne savent pas plus que nous. On comprendra un peu plus tard que cette ligne était celle des deux kms.

On continue progressivement. Jeff a l’air bien. De mon côté, je souffre. J’essaye de le suivre, mais ça ne marche pas comme je veux. Chaque coup de pédale demande un vrai effort. Je perds progressivement le contact. Je ne lâche rien, je décide de faire l’effort pour essayer de le rattraper. Et c’est là que j’ai fait une erreur. A cause de la neige, la route était un peu mouillée tandis que je m’acharnais sur les pédales à chaque mouvement. Et d’un coup, alors que j’appuyais avec mon pied droit, je n’étais pas bien placé sur le vélo, légèrement décalé sur la droite, et ça n’a pas pardonné. Sans rien comprendre, de façon très rapide, je me suis retrouvé à terre. Allongé sur le côté, les deux pieds encore dans les cale-pieds. Chute heureusement sans gravité. Même pas une égratignure. D’un côté, j’allais à deux à l’heure (ce n’est pas une expression, c’est vrai !), je ne pouvais pas me faire mal…

Mais quelle frustration. La fatigue, le manque d’expérience, je pense qu’il y a beaucoup d’explications qui font que je suis tombé, mais je le regrette. J’aurai donc mis pied à terre dans cette montée, même si ce n’était pas volontaire ni parce que je n’y arrivais plus. Mais je suis tombé. Jusqu’en haut, je le regretterai. Au final, ça n’aura pas duré plus de 10 secondes, le temps de me remettre en selle et de repartir pour les deux derniers kilomètres. Pas les plus simples en plus…

Entre temps, le sommet du Mont Ventoux est repassé dans le brouillard. On ne voit absolument rien. Je ne sais pas si j’y suis bientôt ou pas… Je continue, je serre les dents. Plus que quelques efforts. Et là, à une centaine de mètres devant moi, je vois mes potes, sur le côté. Dans le dernier virage. Et un cycliste à quelques mètres devant moi. Je fais l’effort, je sprinte pour le principe. On rigole, ça chambre, jusqu’à ce que je me rende compte qu’ils n’étaient pas à l’arrivée, mais au dernier virage. Alors que je croyais être arrivé, il reste encore un effort à faire. 50 mètres, ce n’est rien. Et c’est pourtant là que les crampes arrivent… Une fin difficile, mais impossible de fléchir alors que tous les potes sont là. Je termine finalement l’ascension en 2h12, en 9ème position, avec un bonheur assez difficile à décrire !

Arrivé en haut, je fais demi-tour, je rejoins les copains quelques dizaines de mètres plus bas. Une fois là-bas, je me suis rendu compte à quel point l’effort a laissé des traces. Impossible de descendre du vélo tout de suite. Je m’appuie sur un petit muret pour m’aider, et, une fois sur pied, je profite avec plaisir des oranges et des bouteilles d’eau à disposition. On discute, on savoure, on rigole, on attend les suivants. Une fois tout le monde en haut (15 sur 15 !!!), on se retrouve pour les photos souvenirs avant de s’équiper pour la descente.

Une polaire et c’est parti. La descente, c’est un vrai bonheur ! 27 minutes au chrono pour faire les 22km jusqu’en bas, sans avoir pris trop de risques et en ayant bien profité du paysage. J’adore la descente, cette sensation de vitesse. C’est grisant… Je crois que je serai capable de refaire une ascension juste pour le plaisir de la descente…

Pour finir, ce week-end était vraiment génial ! Merci encore à tous ceux qui ont rendu cela possible et avec qui j’ai pu le partager. Le Ventoux est vraiment un lieu mythique, et cette ascension restera gravée dans ma mémoire pendant très longtemps….

11 commentaires sur “Mon Mont Ventoux (2/2)”

  1. philippe 30 avr 2010 at 9:18 #

    Dommage pour le panorama vu du sommet. les caprices des alpilles. En revanche la présence de la neige, si je me souviens bien, j’en avais émis la probabilité.
    Bref, je trouve ça génial d’avoir emmené une équipe de rugby au sommet du Ventoux ! en terme d’effectif en tout cas :-) et je suis bien content que tu aies chuté……dans l’ascension et non dans la descente.

  2. BLI 30 avr 2010 at 9:20 #

    Je savais que ce serait dur, mais que tu y arriverais! Félicitations!!!!!!
    Ce sear quoi le prochain défi?

  3. L-tz 30 avr 2010 at 9:56 #

    > philippe : merci ! De mon côté, je suis pas content d’être tombé, mais bon, c’est le jeu ! Pour le coup, on a vraiment emmené une équipe de foot en haut, avec quelques remplacants !!

    > BLI : merci !!! je ne sais pas encore, je cherche ;-)

  4. co-1 30 avr 2010 at 11:33 #

    Félicitation !
    A quand le prochain défis? Une vague Idée?
    L’ascension du mont Kenya, peut etre un sacre defit celui-ci aussi.

  5. Denis 30 avr 2010 at 14:29 #

    respect monsieur !

  6. Olivier S 1 mai 2010 at 20:03 #

    Congrat’s tu m’impressionnes toujours autant…
    En revanche j’ai pas compris pourquoi la barre chocolatée était une grosse difficulté ;)

  7. Val 2 mai 2010 at 22:31 #

    la classe, même avec la chute, hâte de suivre ton prochain défi

  8. Dan 4 mai 2010 at 10:24 #

    Chapeau bas et gros bisous !!!

  9. Mathilde 4 mai 2010 at 16:26 #

    Bravo ! Tu as assuré Chou !!
    (juste on se reparlera de ce stylisme hein… ahah)

  10. L-tz 4 mai 2010 at 16:34 #

    > Col-1 : on verra pr le prochain défi… quelques idées en tête mais encore rien de décidé…

    > Denis : merci ! (au fait, en parlant de défi, le marathon de Paris 2011, c’est prévu ??)

    > Olivier S : moque toi… cela dit, on pourrait dire que la barre chocolatée était une difficulté tant elle n’était pas bonne et m’a forcé à vider toute mon eau pour sortir ce goût de ma bouche…

    > Val : oui, mais la chute… ça fait ch…

    > Dan : merci ;-)

    > Mathilde : le stylisme, c’était fait exprès ! J’avoue que je me suis surpassé !

  11. julien 9 mai 2010 at 16:12 #

    J’adore ta casquette!
    Est-il possible de ce l’a procurer via ce blog?
    Par contre tu as oublié d’enlever la voiture en prenant la photo ;) nous prend pas pour des américains…

    Allé trève de chambrage merci pour ta crémailleule et à trés bientôt sur Prague :)

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