Contactez-moi !
Follow me on Twitter  Follow me on Facebook  Flux RSS

Posts Tagged ‘débats’

Hier soir, j’ai vu « La Rafle »…

La première ligne de cet article représente tout ce que j’ai pu écrire pendant les dernières 24 heures. Ou du moins, tout ce qui reste de mes tentatives d’écriture. Parler de ce film n’est pas chose aisée, car ce n’est pas juste un film. Je ne sais pas ce que c’est, je ne sais pas comment le décrire.

On va commencer par le plus facile. De quoi parle le film ? Voici le synopsis :

1942. Joseph a onze ans.
Et ce matin de juin, il doit aller à l’école, une étoile Jaune cousue sur sa poitrine… Il reçoit les encouragements d’un voisin brocanteur, les railleries d’une boulangère.
Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs comme lui, leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge.
Du moins le croient-ils, jusqu’à ce matin du 16 Juillet 1942, où leur fragile bonheur bascule…
Du Vélodrome D’Hiver, où 13 000 raflés sont entassés, au camp de Beaune-La-Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, “La Rafle” suit les destins réels des victimes et des bourreaux.
De ceux qui ont orchestré. De ceux qui ont eu confiance.
De ceux qui ont fui. De ceux qui se sont opposés.
Tous les personnages du film ont existé.
Tous les événements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.

J’ai eu la chance de voir ce film dans les locaux de Gaumont, en avant première, en présence de la réalisatrice Roselyne Bosch. Tout a commencé par son discours, relativement court mais très poignant. Ce qu’on va voir ne sera que la vérité, rien que la vérité, basé sur les témoignages de survivants qu’elle a rencontrés tels Joseph Weismann et Anna Traube, deux enfants ayant survécu à la rafle, ou encore Fernand Bodevin, l’un des pompiers du Vel d’Hiv, ainsi que plus de 3 ans de recherches… La stricte vérité, voire même une vérité atténuée par moments, la réalité ayant probablement été encore pire

On ne peut pas parler de ce film comme un bon ou mauvais film. Roselyne Bosch fait partie de ces gens qui ne se contentent pas de vous raconter une histoire. Non. En regardant La Rafle, il faut s’attendre à vivre la rafle. De l’intérieur. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas facile… Pendant 1h55, j’ai pris des coups, j’ai senti mon coeur se serrer, j’ai voulu me révolter, j’ai eu peur, j’ai pleuré… Rarement un film m’aura fait autant d’effet. Impossible d’en parler tout de suite après (on est parti un peu vite, désolé). Le trajet du retour chez moi s’est fait en silence, pour partie en vélo, puis à pied. Incapable de parler, encore dans le film, encore en 1942, encore bouleversé, encore révolté…

Roselyne Bosch voulait faire réagir, et montrer à tous que la rafle du Vel d’Hiv, ce n’est pas qu’une ligne dans les manuels d’histoire. C’est réussi… Allez voir ce film, vous ne le regretterez pas. Mais par contre, allez-y en sachant que ce ne sera pas de tout repos, car même si je n’ai pas les mots pour le dire, je trouve que c’est bien plus qu’un film

Revenons maintenant sur le titre de ce billet, La Rafle, le film qui fait débat, que je vous explique. Je suis persuadé qu’en ce qui concerne la qualité du film, il y aura unanimité, en tous cas, c’est ce qui est ressorti des discussions que j’ai eues avec ceux qui l’ont vu. Mais pour moi, le débat concerne un autre aspect et je n’ai pas la réponse. J’ai mon avis, ma vision des choses, mais pas la science infuse. Pour moi, le débat concerne la « promotion » du film.

Il ne faut pas se le cacher, ce film est dur. Ce film fait mal. De mon côté, j’ai vécu le film de l’intérieur, en m’appropriant les scènes, comme si j’avais vécu cette période. Comme si ça m’était arrivé, à ma famille. Pas facile à encaisser. Alors quand j’apprends que la date de sortie, le 10 mars, a été choisi volontairement pour toucher un public scolaire, je m’interroge (Voir le dossier pédagogique lié au film, les ressources pédagogiques complémentaires ou encore les projections scolaires facilitées sur l’espace « enseignants » du site officiel du film). S’il est évident pour moi qu’il faut voir ce film, qu’il faut se souvenir de ce qui s’est passé les 16 et 17 juillet 1942, mais également durant toute cette période abominable, je ne saurai dire à quel âge les enfants / ados seront capables d’encaisser un tel film…

Il faut savoir que la Seconde Guerre Mondiale et la déportation des juifs sont des sujets abordés plusieurs fois dans les programmes scolaires. Une première fois en CM2, puis en troisième et à nouveau au lycée, soit à 10 ans, 14 ans, et après 15 ans… Je n’ai toujours pas la réponse. Je sais qu’on ne peut pas surprotéger les jeunes, je sais qu’il faut aborder le sujet, leur expliquer l’horreur de ce qui s’est passé à cette époque. Mais est-ce qu’un enfant de 10 ans est capable d’encaisser un film tel que celui-ci ? Est-ce qu’un jeune ado de 14 ans est mieux armé ? Je ne sais pas. Je me pose la question.

Pour les premiers, j’aurai tendance à dire clairement que non. Je me pose encore la question pour les seconds. Au lycée, ça me semble normal. Mais pour les classes de troisième ? Je ne sais pas… Et pourtant, je repense à ma scolarité. A ces films que j’ai vu en classe. Je n’ai pas souvenir de quoi que ce soit d’aussi bouleversant. Mais lorsque j’en ai discuté, j’ai pu m’apercevoir que certains avaient vu des films très durs également, tel le documentaire Nuit et brouillard encore régulièrement diffusé aux classes de troisième.

Alors je m’interroge. Je me fait mon propre débat interne. Est-il utile de choquer autant pour assurer la mémoire de ces horreurs ? Est-ce indispensable de l’imposer à des enfants de 10 ou 14 ans ? Je trouve ça jeune, mais dans le même temps, il est indispensable de se souvenir, et il est évident que ce film est un merveilleux outil pour cela… Je ne sais pas ce qui est le mieux, et je suis bien content de ne pas avoir à choisir. Ce film est déjà suffisamment complexe à encaisser en tant que spectateur, je laisse ces choix à ceux dont c’est le métier…

20 fév 2010

La Rafle, le film qui fait débat…

Author: L-tz | Filed under: Je vous conseille...

C’est marrant, mais ce week-end, on m’ a fait la remarque que la fréquence de publication pouvait être une indication de mon moral… N’ayant rien publié depuis une semaine, on aurait pu en conclure que je suis au fond du trou !! Mais en fait non, pas du tout, j’ai plutôt la forme, j’ai passé une très bonne soirée, en charmante compagnie, en écoutant notamment Bourvil et Marie Myriam (mouarf, énorme…), mais par contre, j’ai juste un max de taf !!

Cela dit, le raisonnement derrière cette remarque est loin d’être faux. Si je compare à ma façon de faire, effectivement, si je n’ai pas le moral, je ne vais pas poster très souvent. A l’inverse, si je suis en forme, y a plein de sujets que j’aurais envie d’aborder. Mais je ne crois pas que ce soit le premier critère influent la fréquence de publication. Clairement aujourd’hui, si je publie peu, c’est parce que j’ai beaucoup de boulot et peu de temps chez moi, donc ça n’aide pas… Mais j’avoue que l’idée de faire un lien entre fréquence de publication et moral m’a semblé très pertinente !

Est-on toujours soi-même sur son blog ? Je crois que c’est une question assez importante, où malheureusement la réponse est loin d’être simple. En ce qui me concerne, j’essaye au maximum d’être pareil. Je raconte plein de conneries dans la vraie vie, c’est à peu près la même chose ici. Quand quelqu’un me fait chier dans la vraie vie, je lui dit, c’est pareil ici. Bref, je pense être relativement le même, même si quelqu’un m’a récemment dit le contraire (mais d’un autre côté, j’avais à peine discuté quelques minutes avec la personne, avant qu’elle ne découvre mon blog, donc difficile de se faire une idée…).

D’un autre côté, je blogue avec un pseudo depuis longtemps. C’est peut-être le début de la schizophrénie qui sait ? En fait, non, je pense pas. Y a plein de gens qui ont des pseudos et ils sont pas tous barrés pour autant… quoi que j’en connais quelques uns… mais là, je m’égare…

Mais en fait, il m’est déjà arrivé de lire des blogs, d’apprécier leur contenu, d’apprécier leur auteur, puis d’être bien déçu au moment de la rencontre, parce qu’il y avait une grande différence entre les deux. Et j’avoue que ça, j’aime pas trop, même si certains le font avec un vrai talent. Mais comment font-ils ? C’est vrai ça. Y a des gens qui créent complètement un personnage qu’ils font vivre sur le net et qui s’en sortent très bien… Et ben là, je dis chapeau…

Là où la question de la double personnalité peut se poser également, c’est quand un blog atteint une certaine audience. Je pense qu’à partir d’un certain moment, certains blogueurs se laissent enfermer et se sentent obligés d’agir de telle ou telle façon pour ne pas « décevoir » leurs lecteurs. Une chose est sûre, le jour où je me force à faire un truc qui est à l’opposé de moi, juste parce que je pense que c’est ce que vous attendez, je ferme le blog dans la journée… Faut pas déconner avec sa santé mentale ! J’ai déjà assez de mal à être moi, alors si faut être un autre ici, clairement, ça va pas être possible !

Et vous alors, parce que le sujet m’intéresse. ça vous est déjà arrivé d’écrire un truc qui ne vous correspondait pas, juste parce que c’est ce que vos lecteurs attendaient de vous ? Vous avez déjà été déçus par des gens qui se sont finalement avérés bien différents de ce que vous pouviez en lire ? Vous pensez être pareil sur votre blog que dans la vraie vie ? Vous avez déjà créé un personnage pour un blog ? C’est une situation facile à gérer ? Dites-moi tout… ;-)

Related Posts with Thumbnails
11 fév 2008

Docteur Jekyll et Mister Blog ?

Author: L-tz | Filed under: Des Blogs et Débats
-